Mes rencontres d’âme avec les artisans boulangers.

 

Nous voici, à la Boulangerie « La Farinée » 28, Grande Rue, 71380 ST MARCEL, avec Patricia et Sébastien Gauthey.

Ce qui est intéressant au fil de mes rencontres, chez les artisans boulangers, c’est justement qu’ils sont tous uniques, et qu’ils abordent le métier, chacun à leur manière, selon leur âme.

Ici, j’ai ressenti tout de suite, l’ambiance particulière, presque indescriptible qui s’installe dans la boulangerie, dès que Patricia entre en communication avec ses clients.

On sent qu’elle est dans son élément, elle règne littéralement sur son monde. Elle est très présente et a une idée de ce qu’elle veut transmettre, en plus du pain, et des gâteaux excellents que lui concocte son mari.

Lui, reste très discret, un peu l’homme de l’ombre, qui s’éclate dans ce qu’il créé, et qui laisse à sa moitié, l’autre partie, en toute confiance.

A la question, avez-vous choisi de devenir boulanger, il répond, qu’il l’est devenu, parce que n’ayant pas envie de faire d’études, il a pris la suite de ses parents. Puis, en apprenant le métier, il s’est passionné dans la création de la pâtisserie, alors dit-il, que lorsqu’il était jeune, il n’avait jamais fait de gâteau. (Comme quoi, parfois les gènes se transmettent d’eux-mêmes).

Ce qui lui plaît le plus dans ce métier, c’est être libre, me répond-il sans hésitation, être son propre patron.

Le plus difficile ? Ce sont les horaires, se lever à 2 heures du matin, faire une heure de sieste, début d’après-midi, et se coucher impérativement vers 9 heures. Certes, comme disent, ceux de sa profession, ça réduit les possibilités de vivre des soirées entre amis. C’est une vie différente.

Mais revenons à celle qui fait vivre la boutique, notre boulangère. Plusieurs fois, présente sur les lieux, j’ai véritablement pris un immense plaisir à écouter ses échanges avec ses clients, qui certains même, venaient deux fois par jour, pour avoir le plaisir de discuter encore un peu, c’est vrai que Patricia est dotée d’un caractère et d’un humour communicatif.

Parfois, j’ai eu la sensation d’être comme dans un film. Ce qui m’a scotchée le plus, c’est que, en elle, je pouvais presque voir, Stella, l’héroïne du conte, officier devant moi. C’est tellement émouvant,  de voir une histoire prendre forme dans la réalité, comme si elle avait été adaptée au cinéma.

Voici donc l’interview :

Que vous a inspiré le conte  « Le voyage de Giorgio » ?

Cela m’a fait ressentir de l’apaisement… ça nous transforme.  J’ai adoré…

Vous êtes-vous vraiment retrouvée dans cette histoire ?

J’aimerais que mes clients, quand ils lisent le conte, m’imaginent à la place de Stella…

Aimez-vous votre métier ? L’avez-vous choisi ?

Oui j’aime ce que je fais, car j’ai toujours aimé le contact avec les gens.  Je ne l’ai pas choisi, j’ai suivi mon mari… Lui, je l’ai choisi.

Croyez-vous en la magie qu’on peut créer autour de soi ?

Oui j’y crois, si on peut apporter un peu de chaleur autour, ça a un sens pour sa vie aussi.

Pensez-vous qu’aimer son métier est une manière d’offrir aux autres, un peu de soi, de son âme ?

Oui bien sûr, parce que être boulanger, boulangère, c’est toi, c’est ton savoir-faire.

Question presque inutile, mais… quel est votre rapport avec la clientèle ?

Je m’éclate… (Et ça se voit)

Avez-vous la sensation qu’aujourd’hui, les gens prennent moins le temps de parler ou de partager avec les autres ?

Le client pressé, on le cible, il y a aussi les gens qui ne voient personne d’autre de la journée. La boulangerie est le lieu où l’on se retrouve entre voisins, ou l’on fait aussi des connaissances. Alors là bien sûr qu’il se passe quelque chose, de beaux moments.

Aimez-vous cette époque ? Pensez-vous comme Giorgio que l’information a pris beaucoup de place dans la vie intime des hommes, et qu’ils ont de moins en moins d’espace pour penser à eux-mêmes, à la vie tout court ?

C’est une époque difficile,  c’est certain qu’il y a une influence qui plombe l’atmosphère, on nous montre beaucoup de choses tristes, les enfants sont mal dans leur peau, il y a très peu de positif.

Les infos sont-elles responsables de la morosité des gens ?

Oui beaucoup, il y a une baisse d’énergie, mais en même temps une prise de conscience qu’il est urgent de retrouver un certain bon sens dans nos choix.

La Société a-t-elle trop voulu contrôler les hommes, les faire disparaître derrière leur fonction de consommateur ?

Tout est trop basé sur l’argent, la publicité sert le monde financier.

La générosité naturelle, la confiance, ont-elles plus de mal à « survivre dans ce monde » ?

Oui, on a la sensation que la générosité s’est un peu perdue. Les gens sont trop formatés, il y a une tendance au chacun pour soi, à un repli sur son petit monde, on devrait revenir à la valeur « respect ». Il y a un manque de conscience, un manque de remise en questions.

Il y a une tristesse, une déprime qui s’est installée, par cette incitation à la paresse que prônent les publicités, tout prêt, tout cuit, pré-pensé…  Perdre le goût de l’effort est dangereux pour l’humanité, cela déconnecte de la réalité et fait baisser l’estime de soi.

Quand Stella rencontre les lutins, elle demande comment ils font, pour les infos, sans télévision, et on lui répond, qu’il n’y a pas besoin des infos, puisque chaque village résout ses propres problèmes… Ils ajoutent qu’ils ont appris à se concentrer uniquement sur les bonnes choses qu’ils veulent vivre… Qu’en pensez-vous ?

Ce n’est pas facile de s’en rendre compte.  C’est une discipline, de s’observer soi-même, pour penser plus justement, mais un bon état d’esprit rend tout plus facile.

A votre avis, qu’est ce qui est le plus puissant, dans notre rapport aux autres et au monde : nos paroles ? Notre attitude ? Nos croyances profondes ?

Pour moi c’est notre ressenti,  il conditionne notre comportement, donc oui nos croyances profondes.  Dans le contexte de notre métier, je dirais : « si tu crois à ce que tu fais, tu le transmets, et tu donnes envie aux clients d’acheter ».

Etes-vous d’accord avec le fait que chaque boulanger fait un pain différent, un pain qui lui ressemble ?

Oui. C’est l’homme qui le crée, ce n’est pas une machine, la main de l’homme qui est en contact avec la pâte, transmet quelque chose de particulier. Les clients recherchent de la chaleur et ont besoin de retrouver le goût.

Et c’est bien la qualité de votre métier, ce côté magique du goût qui est particulier à chaque fois, c’est comme un voyage de découvrir une boulangerie, et puis une autre, une vraie richesse de l’artisanat.

Est-ce que vous vous rencontrez entre boulangers ?

Pas très souvent, vous savez le métier de boulanger, c’est une culture de l’indépendance.

A une autre époque, le pain était considéré comme sacré. Je me souviens de mon grand-père qui traçait une croix sur le pain, avant de le couper.

Mon père le fait toujours.

Ne devrait-on pas redonner ses lettres de noblesse au pain ?

Ce serait bien en effet, car aujourd’hui, les gens n’en font pas de cas, sur la table. Les jeunes ont perdu cette valeur là du pain, il y a cinquante ans en arrière, sans pain pour se caler l’estomac, la journée était longue. Sans pain, pas de repas.

Vous gardez toujours le sourire, est-ce que comme dans le conte, vous suivez cette leçon du Grand Enchanteur : « Tout ce que vous faites, faites le avec joie ».

J’essaie et oui la plupart du temps, c’est une décision de vouloir transmettre un peu de bonheur.

Quelles sont vos priorités indispensables ?

L’orientation de ma vie, rester le plus possible naturelle, consommer de manière consciente, réfléchir sur le long terme. Et aussi…..

 Etre espiègle, intelligente, à la manière des lutins. 

Et maintenant, passons à un produit, que Patricia vous présente, une spécialité de leur boulangerie

C’est un biscuit amande vanille, feuilleté praliné, ganache praliné, crème vanille praliné…

Hum ! Appétissant n’est-ce pas ! C’est un vrai délice, à déguster doucement, lentement, pour bien apprécier tous les arômes… une vraie expérience ! N’hésitez pas à aller le découvrir.

 

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RENCONTRE avec Monsieur et Madame GATEAU, Boulangerie de la Cathédrale.         

Nous sommes ici Place de la Cathédrale à Chalon-Sur-Saône, où je suis allée rencontrer Monsieur et Madame GATEAU, dans leur « Boulangerie de la Cathédrale ».

 

 

 

 

 

Après ma rencontre avec eux, j’entre dans la Cathédrale et le côté solennel des lieux m’envahit. Je fais une petite recherche sur l’histoire des pierres, dont les origines sont assez vagues. L’Eglise primitive fut élevée pour occuper la place d’un temple antique, dont l’autel était dédié au dieu Mars. Elle fut détruite par les Sarrasins, puis reconstruite par Charlemagne et placée sous le patronage de St Etienne. En 542, elle fut dédiée  à St Vincent, pour donner cette exceptionnelle construction chère aux chalonnais d’aujourd’hui.

 

Dans la boulangerie de Monsieur GATEAU….  « incroyable quand même de porter le nom de GATEAU…. presque prédestiné pour un boulanger »… on se sent comme dans un conte de fées, ça tombe bien…

La première question qui me brûle les lèvres est celle-ci :

D’où vient ce ressenti dans les murs de votre boulangerie, comme si, on retournait dans le passé ?… J’ai la sensation d’être retournée au temps de mon enfance … C’est très intriguant…

  • Il m’explique alors que nous sommes dans la première boulangerie de Chalon sur Saône, que l’acte de vente date de 1490 et qu’il avait été accordé pour un Patissier, par les religieux de l’époque, auxquels appartenait le bâtiment…. Que de nombreuses générations de boulangers patissiers ont vécu ici.

Boulanger est-ce un métier que vous avez choisi ?

  • Oui, me répond-il avec une étincelle dans les yeux, c’est une reconversion.

Que faisiez-vous avant ?

  • J’étais dans l’univers du jouet.

Et comment ça vous est venu de vous diriger vers ce métier ?

  • Quand j’étais petit, j’avais un oncle qui était boulanger, et il m’emmenait avec lui au fournil, je n’ai jamais oublié, cela a créé un lien fort avec ce métier. Alors quand j’en ai eu assez de mon précédent métier, j’ai fait une formation, et je suis devenu boulanger.

Et vous Madame, est-ce une vocation, ou pour suivre votre mari ? par amour ?

  • Non, me dit-elle, je m’étais promis au contraire de ne pas faire ce métier, mes parents étaient boulangers et je voyais bien les heures qu’ils faisaient… j’ai suivi mon mari par amour, il était passionné par ce métier, nous avons racheté la boulangerie de mes parents.

Qu’est-ce qui vous paraît le plus plaisant dans ce métier Monsieur ?

  • La passion de créer les pains, le choix de la fabrication, la liberté de l’organisation.. être indépendant…

Qu’est-ce qui vous semble le plus difficile ?

  • La difficulté de pouvoir accorder du temps à la vie de famille, souvent je prends du temps sur mes heures de sommeil, pour les enfants.

Ils ont quatre enfants, et c’est évident que c’est un challenge, avec ce métier, Monsieur se lève vers 2 heures du matin, et essaie de se reposer une heure en fin de matinée, mais souvent, il s’en passe. Et Madame travaille beaucoup aussi.

Après avoir lu le conte, êtes-vous d’accord avec Giorgio, qui trouve que les gens sont de plus en plus absents à eux-mêmes, et perdent la connexion avec leurs semblables ?

  • Tout à fait d’accord.

Que pensez-vous de l’époque dans laquelle nous vivons aujourd’hui ?

  • On marche sur la tête, l’argent est devenu le seul dictât, les gens ne se voient plus.

Est-ce que comme Giorgio, vous aimeriez changer quelque chose à cette Société ?

  • Pour tout le monde ?

Oui.

  • Un grand coup de pied, dans l’économie mondiale.

Si vous aviez une baguette magique ?

  • Plus de suprématie, que les élections ne nous donnent pas de faux choix, ne pas voter pour une personne, sans savoir ensuite ce qu’elle va faire, au lieu de voter des lois, que nous serions en charge d’approuver ou de refuser.

         Nous vivons dans une illusion, comme des robots. A la place de cela, il faudrait retrouver l’entraide, et ce qui se passait avant l’ère industrielle, les commerces indépendants se faisaient vivre entre eux, revenir à plus de simplicité, mais surtout à plus de bon sens.

     Avant c’était les religions qui influençaient et contrôlaient les gens, maintenant c’est la publicité qui contrôle les esprits.

Que pensez-vous de l’idée de « commencer à descendre du train fou » dans lequel nous sommes embarqués, pour revenir à un rythme de vie plus calme, et d’agir pour aider notre humanité à refaire surface ?

  • Entièrement d’accord, nous avons besoin de revenir plus de conscience pour sortir de cette civilisation de l’indifférence et du « produit ». On a beau faire de la qualité, il y a comme un sentiment de « client roi » qui a été inscrit à un moment donné par la publicité. Cela a donné priorité à une exigence forte, sans compassion, et à une concurrence extrême, qui a impacté l’humanité.

Le plus dur est de rester constant à un haut niveau sur la fabrication. Et il y a aussi de plus en plus de boulangeries ou de points de vente  où l’on sert du pain, sur un territoire restreint.

Etes vous conscients du rôle social que vous jouez, des liens que vous maintenez dans la société ?

  • Oui, bien sûr, même si en ville, les liens restent agréables, mais moins forts et moins durables que dans les villages. Le client est volatile, il change plus souvent, et même si nous sommes en mutation au niveau de la société, il y a encore beaucoup d’inconscience « du goût » véritablement, et de la qualité réelle des produits. Encore beaucoup de clients achètent quand ils sont sur place, pour gagner du temps, sans encore réaliser que leurs choix impactent l’avenir du monde de demain.

Qu’est-ce qui les empêche de penser autrement ?

  • La propagande, l’hypnotisme collectif, le lavage de cerveau médiatique. Il n’y a plus suffisamment de repères moraux, on a « provoqué » la fin de la notion de l’effort. Cela a donné lieu à  la sensation qu’il n’y a plus d’avenir pour les jeunes, c’est très difficile, c’est pourquoi revenir à autre chose, et à des codes de vie plus sains, oui c’est la seule chose à faire.

Comprenez-vous que l’auteur du conte ait pu « voir » l’artisanat boulanger, comme le dernier rempart avant une civilisation du vide, et comme une possible forteresse qui pourrait empêcher cela et proposer qu’on revienne à l’essentiel ?

Pourrait-on voir l’artisanat boulanger comme la colonne vertébrale de l’artisanat en général, puisque c’est là que tout commence ?

  • Le pain c’est la première chose que l’on partage, et oui, certes, tous ensemble, nous aurions la force de provoquer un changement, de proposer autre chose, que l’individualisme qu’on ressent aujourd’hui. Et l’artisanat en général pourrait nous rejoindre.

Qu’avez-vous pensé à la fin du conte ?

  • Je suis resté sur ma faim, et l’envie de connaître la suite.

Merci beaucoup de votre accueil.

Si vous passez à Chalon sur Saône, ne manquez pas d’aller place St Vincent, et de déguster les pains champêtres, comme avant, de Monsieur et Madame GATEAU.

J’ai adoré le pain aux figues et aux amandes, un véritable délice…

Merci à mon ami Philippe pour ces superbes photos. Chantal EDEN.

  La première Boulangerie « Club de L’Arcen-Ciel » a vu le jour en Bourgogne, dans la Saône et Loire…
Chaque chose que l’on créé se concrétise un jour quelque part, avec quelqu’un qui a répondu à une initiative, qui a trouvé un sens à votre démarche, qui s’est retrouvé dans une philosophie, des valeurs, et alors naît le début d’une aventure.
Ce qui m’a touchée le plus, c’est qu’en entrant dans leur boulangerie, je ressentais ce sourire au fond de la boutique et la joie qu’il transmettait, comme une petite lumière indéfinissable. En apprenant à la connaître, puis à les connaître, j’ai réalisé avec beaucoup de bonheur, que cette énergie venait de l’amour du couple, mais aussi du même amour qu’ils avaient de leur métier…
Quelque chose de si agréable se propageait ici, ça ressemblait à une énergie douce et enveloppante, et je me suis dit « comme dans le conte », et c’est alors que j’ai compris, quelle magie pouvait avoir lieu en direct dans les boulangeries « Club de l’arc en ciel ». Un grand merci à Céline et Gaëtan d’avoir accepté d’être à la naissance de cette aventure…

 

Qu’en pensent–ils ? Et pourquoi ont-ils cru en la démarche ?

Laissons parler Madame, puisque c’est elle qui reçoit les clients, toujours avec le sourire….

-Je pense que ça peut nous aider à accroître notre clientèle, c’est une initiative originale, qui peut faire mieux connaitre notre métier, la qualité de nos produits.

Que pensez-vous du rêve de l’auteur, que l’histoire du conte devienne réalité, à travers vous tous, les boulangers ?

-Je trouve que l’auteur a de l’ambition et du courage, elle a réussi à traduire la réalité de notre métier dans son histoire,car à mesure de la lecture du conte, on retrouve quasiment notre vie, ma fille de 16 ans, me disait, l’histoire de Giorgio, c’est notre histoire. 

Qu’est-ce qui vous a motivé à franchir le pas pour devenir la première « Boulangerie du club de l’Arc en Ciel » en France ? Est-ce que la philosophie qu’elle veut déployer, « tous ensemble pour un monde plus juste, plus digne, où l’entraide nous ramènerait à plus d’humanité » vous a touchée ? 

  • j’ai eu du temps pour apprendre à connaître Chantal Eden, on a parlé longtemps du projet, et cette idée du rassemblement de nous tous les boulangers, pour avoir une action positive sur le monde m’a beaucoup plût. Ce que contient ce conte ce sont des valeurs dont nos enfants ont besoin pour l’avenir, et je suis fière de participer à ce projet. Et surtout, Chantal croit en nous, elle nous écoute aussi, l’action que nous mettons en place a du sens.

Vous avez l’âme d’une aventurière, ou bien vous avez vraiment la foi en cette possibilité de « faire chacun sa part » pour apporter plus de joie autour de soi, comme le boulanger du conte ?

  • J’aime naturellement faire des surprises à mes clients, et ce concept qu’a créé Chantal est comme un rendez-vous avec notre clientèle, deux fois par an, où on va leur faire plaisir, tout en se sentant plus proche d’eux, à travers l’histoire.
  • Et oui, on peut dire que je suis une « battante », et j’aime vivre cette aventure, et quand quelque chose me plaît je vais jusqu’au bout de mes idées. Et en général ça marche, ici mes clients réagissent très bien à cette première action, ils participent bien au jeu, ils posent des questions, ils s’intéressent. 

C’est donc le début d’une certaine magie qui va s’installer dans votre boulangerie au fil des actions, qui sont prévues, quand aura lieu la deuxième action ?

 A l’épiphanie prochaine, ce sera une grosse surprise qui attendra nos clients, et leurs enfants, il y aura bien sûr la suite des aventures de Giorgio, et ils découvriront d’autres personnages dans le monde des lutins, mais chut…..Quelque chose du monde des lutins apparaîtra dans le monde des hommes… 🙂

On va garder donc le mystère, merci de votre témoignage.